Il pensait partir à la conquête du monde

L'Espagne, dans les années 1530.

De l'autre côté de l'Atlantique, un monde semble s'ouvrir.

Depuis plusieurs décennies, navigateurs, soldats, marchands, religieux et aventuriers traversent l'océan.

Certains cherchent des terres.

D'autres la gloire.

Beaucoup espèrent simplement devenir riches.

Parmi ceux qui rêvent de partir se trouve Francisco de Peralta.

Un jeune homme parmi des milliers d'autres

Francisco n'est pas un grand capitaine.

Il n'est pas destiné à entrer dans les livres d'Histoire.

Né en Aragon dans une famille de petite noblesse, il possède davantage d'ambition que de fortune.

Il est robuste, sociable, généreux.

Mais aussi têtu, susceptible et parfois trop certain de savoir ce qui est juste.

Comme beaucoup d'hommes de son époque, il rêve de changer son destin.

Alors il part.

De l'Aragon jusqu'au bout du monde

Son voyage commence loin des jungles et des batailles.

Sur les routes d'Espagne.

Albarracín. Tolède. Séville.

Puis vient l'océan.

Les Canaries.

La traversée de l'Atlantique.

Nombre de Dios.

Panamá.

Le Pacifique.

Le Pérou.

Et finalement les terres du Chili.

Le voyage de Francisco doit permettre au lecteur de ressentir la distance autrement qu'avec quelques traits tracés sur une carte.

Chaque étape prend du temps.

Chaque départ possède un prix.

Et chaque kilomètre parcouru rend le retour un peu plus improbable.

Des personnages fictifs au milieu de l'Histoire

CONQUISTA est un roman.

Francisco et plusieurs de ses compagnons sont donc des personnages fictifs.

Mais le monde dans lequel ils évoluent ne l'est pas.

Le récit les confronte progressivement à des personnages et événements ayant réellement existé.

Francisco finira notamment par rejoindre l'expédition de Pedro de Valdivia vers le Chili, jusqu'aux événements entourant Santiago en 1541.

La fiction vient alors se glisser dans les espaces laissés par les sources historiques.

Ni légende dorée, ni légende noire

Raconter les conquistadors aujourd'hui implique une responsabilité particulière.

CONQUISTA ne souhaite ni les transformer en héros parfaits ni effacer la brutalité de la conquête.

Il ne s'agit pas davantage de créer des personnages du XXIe siècle déguisés avec des armures du XVIe.

L'ambition est plus difficile :

essayer de raconter des hommes de leur temps.

Leurs croyances.

Leurs ambitions.

Leur courage.

Leurs contradictions.

Leur violence.

Et laisser ensuite au lecteur suffisamment d'espace pour porter son propre regard.

Une conquête peut en cacher une autre

Francisco part pour chercher quelque chose de très concret.

La richesse.

Mais les années, les rencontres, la mort et les événements qu'il traverse vont progressivement transformer la nature même de sa quête.

C'est là que prend tout son sens le titre du roman.

CONQUISTA.

La conquête d'un territoire.

La conquête d'une fortune.

La conquête d'un destin.

Et peut-être, finalement, une conquête beaucoup plus intérieure.

OR · SANG · FOI

L'aventure commence.